Les achats au Burundi se font pour l'essentiel sur les marchés et dans de petites boutiques, la grande distribution restant marginale. Bujumbura concentre l'offre la plus variée, tandis que les chefs-lieux de province disposent chacun d'un marché très animé. Le marchandage fait partie des usages, sans agressivité particulière.
L'ancien marché central a été détruit par un incendie le 27 janvier 2013 et le site est resté à l'abandon depuis, malgré plusieurs projets de reconstruction successifs. Les commerçants se sont reportés vers les marchés de Ruvumera et de Jabe ainsi que vers le Bujumbura City Market, devenus les principaux pôles commerciaux de la ville. On y trouve les produits alimentaires, les textiles, les ustensiles et les pièces détachées. Les marchés du nord de l'agglomération, à Kinama et à Cotebu, complètent cet ensemble.
La vannerie constitue la spécialité la plus réputée, avec des paniers et des couvercles tressés en fibres végétales aux motifs géométriques. Les tambours miniatures, les sculptures sur bois, les tissus imprimés et les objets en corne figurent parmi les autres achats courants. Quelques coopératives et boutiques de Bujumbura garantissent une rémunération correcte aux artisans. L'exportation de certains objets, notamment ceux comportant des matières animales, obéit à des restrictions douanières.
Le café arabica de haute altitude fait la fierté du pays et constitue son principal produit d'exportation agricole. Les recettes du café marchand ont fortement progressé en 2025, passant de 78,9 à 230,2 milliards de francs burundais. Plusieurs torréfacteurs de Bujumbura vendent des cafés identifiés par colline d'origine, conditionnés pour le voyage. Le thé, cultivé notamment à Teza et à Rwegura, se trouve également en paquets destinés aux visiteurs.
Les produits locaux, fruits, légumes, haricots et poisson du lac, restent bon marché sur les marchés. Les articles importés, l'électronique et les produits d'hygiène atteignent en revanche des prix élevés en raison des droits de douane et du coût du transport. La pénurie de devises entretient une inflation sensible sur ces catégories. Un repas dans un restaurant populaire coûte quelques milliers de francs burundais, contre plusieurs dizaines de milliers dans un établissement fréquenté par les expatriés.
Les cartes bancaires ne sont acceptées que dans un petit nombre d'hôtels et de supermarchés de Bujumbura, ce qui conduit à prévoir des espèces pour tout le séjour. Les distributeurs automatiques restent peu nombreux et fonctionnent de manière irrégulière. Le change s'effectue dans les banques et les bureaux agréés de la capitale économique, l'euro et le dollar étant les devises les plus recherchées. Un euro valait environ 3 475 francs burundais fin août 2026, le marché parallèle affichant des niveaux sensiblement différents.