Le Burundi compte parmi les rares pays d'Afrique de l'Est à ne disposer d'aucune voie ferrée. Aucun train de voyageurs ne circule sur le territoire national et le rail n'entre donc pas dans les options de transport pour un séjour. Des projets régionaux existent néanmoins et pourraient modifier cette situation dans les prochaines années.
Aucune ligne n'a jamais été construite sur le territoire burundais, ni pendant la période coloniale, ni depuis l'indépendance. Le relief très accidenté, la petite taille du pays et le coût des infrastructures expliquent en partie cette situation. Les marchandises importées arrivent par la route, principalement depuis les ports de Dar es Salaam en Tanzanie et de Mombasa au Kenya, ce qui alourdit les prix à la consommation. Les amateurs de voyage ferroviaire se tournent donc vers les pays voisins.
Le principal projet en cours vise à relier Uvinza, en Tanzanie, à Musongati puis à Gitega. Les travaux ont été officiellement lancés en août 2025 par le président burundais et le Premier ministre tanzanien. La ligne doit desservir le gisement de nickel de Musongati et ouvrir au Burundi un accès ferroviaire vers le port de Dar es Salaam. Le chantier prolonge le réseau tanzanien à écartement standard et dépend de financements régionaux, ce qui rend le calendrier de mise en service incertain.
La Tanzanie exploite le réseau le plus utile aux échanges burundais, avec la ligne centrale qui atteint Kigoma, sur la rive orientale du lac Tanganyika. Un train à écartement standard relie désormais Dar es Salaam à Dodoma et poursuit sa progression vers l'ouest. Le Kenya dispose lui aussi d'une liaison moderne entre Mombasa et Nairobi, très fréquentée par les voyageurs. Ces réseaux servent avant tout au fret et acheminent une part des marchandises destinées au Burundi jusqu'aux frontières.
Les déplacements intérieurs reposent entièrement sur la route, avec des minibus et des autocars qui relient Bujumbura aux chefs-lieux de province. Le lac Tanganyika offre une voie complémentaire pour le transport de marchandises vers Kigoma et vers Mpulungu, en Zambie. Les voyageurs pressés utilisent l'avion pour rejoindre les capitales de la région, faute de solution ferroviaire disponible.