Bujumbura concentre l'essentiel de l'offre hôtelière du pays, complétée par quelques adresses à Gitega et le long du lac Tanganyika. Le parc reste modeste et vise principalement une clientèle d'affaires, d'organisations internationales et de coopérants. Les voyageurs indépendants trouvent malgré tout des solutions à tous les niveaux de prix.
Les établissements de catégorie supérieure occupent pour la plupart le bord du lac ou les quartiers résidentiels de Rohero et de Kiriri. L'hôtel Club du Lac Tanganyika et le Roca Golf Hotel comptent parmi les adresses les plus connues des visiteurs étrangers. Ces hôtels disposent d'un groupe électrogène, d'une connexion internet et d'une navette pour l'aéroport, prestations appréciables dans un contexte de coupures fréquentes. Le centre-ville propose par ailleurs des hôtels de gamme intermédiaire, souvent tenus par des familles burundaises.
La capitale politique du pays depuis 2019 a vu son offre progresser avec l'installation des institutions et des missions officielles. Les hôtels y demeurent simples, avec un nombre de chambres réduit et des tarifs sensiblement inférieurs à ceux de Bujumbura. Plusieurs adresses se situent à proximité du musée national et du centre administratif. Une réservation anticipée évite les mauvaises surprises pendant les sessions parlementaires et les grandes cérémonies.
Les maisons d'hôtes tenues par des particuliers ou par des associations offrent des chambres propres à des prix contenus, souvent avec le petit-déjeuner. Les missions catholiques et protestantes accueillent également des voyageurs dans leurs hôtelleries, notamment à Gitega, à Ngozi et à Bururi. Ces hébergements conviennent aux séjours longs et aux déplacements en province, là où l'hôtellerie classique fait défaut. Le confort y reste sommaire, avec une eau chaude parfois aléatoire.
La rive nord du lac, au sud de Bujumbura, accueille plusieurs lodges installés face à la plage. Certains proposent des bungalows, une piscine et un accès direct au sable, dans un cadre bien plus calme que celui du centre-ville. Plus au sud, du côté de Rumonge et de Nyanza-Lac, l'offre se limite à quelques établissements très simples. La baignade y demande de la prudence en raison de la présence d'hippopotames et de crocodiles.
Une chambre en maison d'hôtes se négocie souvent entre 25 et 50 euros la nuit, tandis qu'un grand hôtel de Bujumbura dépasse fréquemment 120 euros. Les plateformes internationales ne référencent qu'une partie des établissements, ce qui rend le contact direct par téléphone ou par courrier électronique très utile. Le règlement s'effectue le plus souvent en espèces, les cartes bancaires n'étant acceptées que dans un nombre restreint d'adresses. Les tarifs affichés en dollars se convertissent au taux du jour, variable selon le canal de change.