Le Burundi impose un visa à la quasi-totalité des visiteurs, dont les ressortissants français, belges et suisses. Les procédures ont évolué à plusieurs reprises ces dernières années, entre demande préalable en ligne et autorisation délivrée à l'arrivée. Une vérification auprès des sources officielles avant chaque départ demeure donc indispensable.
Les autorités burundaises ont mis en place un portail de l'immigration sur lequel le voyageur remplit un formulaire et joint les pièces demandées. Le ministère français des Affaires étrangères indique que l'autorisation d'entrée est désormais délivrée à l'arrivée, pour un montant de 90 dollars réglé à l'aéroport, avec une durée maximale d'un mois renouvelable sur place. D'autres pages officielles évoquent une obtention préalable et un délai d'instruction de plusieurs semaines, ce qui traduit des pratiques encore mouvantes. Une confirmation auprès de l'ambassade du Burundi compétente pour son pays de résidence lève cette ambiguïté.
Aucun de ces quatre pays ne bénéficie d'une exemption de visa pour un séjour touristique. Les démarches et les tarifs sont identiques pour les quatre nationalités, seule change la représentation diplomatique de rattachement. Les ressortissants de la Communauté d'Afrique de l'Est profitent en revanche de facilités particulières. Les titulaires d'un passeport diplomatique ou de service relèvent d'accords distincts.
Le passeport doit rester valide plusieurs mois après la date de retour et comporter des pages vierges pour les tampons. Une copie imprimée du certificat reçu par courrier électronique après validation du formulaire évite bien des difficultés au comptoir de police. Les formulaires d'entrée et de sortie se remplissent également en ligne sur le site des autorités burundaises. Un justificatif d'hébergement et un billet de continuation peuvent être réclamés au contrôle.
Le certificat de vaccination contre la fièvre jaune est exigé à l'entrée du territoire et les contrôles sont effectifs. L'injection intervient au moins 10 jours avant le départ, dans un centre agréé. La transmission du paludisme concerne tout le pays et toute l'année, ce qui justifie une consultation médicale préalable et une chimioprophylaxie adaptée. Une assurance couvrant les frais médicaux et surtout le rapatriement sanitaire s'impose, les capacités hospitalières locales restant très limitées.
La France déconseille l'ensemble du territoire burundais sauf raison impérative et classe en zone formellement déconseillée la bande frontalière avec la République démocratique du Congo ainsi que la partie nord de la forêt de la Kibira. Les autorités belges et suisses publient des recommandations comparables. Ces classements conditionnent souvent la validité des contrats d'assurance voyage. Leur consultation quelques jours avant le départ permet de partir en connaissance de cause.