L'autocar constitue le moyen le plus courant pour entrer au Burundi par voie terrestre et pour circuler dans la sous-région. Les compagnies d'Afrique de l'Est relient Bujumbura à plusieurs grandes villes voisines, à des tarifs très inférieurs à ceux de l'avion. Les temps de trajet demeurent longs et le confort variable, ce qui demande une réelle préparation.
La route vers Kigali passe traditionnellement par le poste frontière de Kanyaru et demande une demi-journée environ. Cette liaison se trouve toutefois suspendue depuis la fermeture de la frontière terrestre entre le Burundi et le Rwanda, décidée en janvier 2024. Les voyageurs qui souhaitent rejoindre Kigali empruntent aujourd'hui l'avion, le trafic aérien n'étant pas affecté. La situation évolue au gré des relations diplomatiques entre les deux pays et mérite une vérification avant tout départ.
Le poste de Kobero, dans la province de Muyinga, concentre l'essentiel des flux routiers vers la Tanzanie. Des autocars rejoignent Kigoma, sur le lac Tanganyika, en une journée de route. Dar es Salaam se situe beaucoup plus loin, avec un trajet routier qui dépasse 40 heures et impose au moins une nuit d'arrêt. Les transporteurs tanzaniens et burundais se partagent ces lignes et alignent des véhicules de qualité très inégale.
Uvira se trouve à une vingtaine de kilomètres de Bujumbura, de l'autre côté du poste de Gatumba. Cette frontière a rouvert le 23 février 2026 après près de 3 mois de fermeture liée aux combats dans le Sud-Kivu. Bukavu se rejoint ensuite par la route qui longe la rive occidentale du lac, un itinéraire réputé difficile et soumis aux aléas sécuritaires. Les avis aux voyageurs européens déconseillent formellement cette zone frontalière.
Les départs interurbains et internationaux s'effectuent depuis plusieurs gares routières réparties dans la capitale économique, la principale se tenant près du centre et les autres dans les quartiers nord. Les billets s'achètent au guichet ou directement auprès du chauffeur, en francs burundais et en espèces. Les bagages voyagent en soute ou sur le toit, sans assurance, et les horaires affichés restent indicatifs. Un départ matinal évite de rouler de nuit, pratique fortement déconseillée en dehors de Bujumbura.