Géographie du Burundi

Le Burundi couvre 27 834 kilomètres carrés au cœur de l'Afrique des Grands Lacs, selon les données reprises par le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères. Ce territoire compact, dépourvu de façade maritime, associe des plateaux élevés, une dorsale montagneuse et une plaine bordant le lac Tanganyika. Sa position charnière entre le bassin du Congo et celui du Nil explique une grande partie de sa géographie physique.

Pays enclavé d'Afrique orientale

Le pays partage 974 kilomètres de frontières terrestres, dont 451 avec la Tanzanie, 290 avec le Rwanda et 233 avec la République démocratique du Congo, d'après les données géographiques compilées à partir du World Factbook. L'absence de littoral place les échanges extérieurs sous la dépendance des ports de Dar es Salaam et de Mombasa. Le lac Tanganyika ferme le pays au sud-ouest et le relie à la Tanzanie et à la Zambie.

Plateaux et crête Congo-Nil

Le relief s'organise en une succession de plateaux étagés le plus souvent entre 1 400 et 2 000 mètres. La crête Congo-Nil traverse le pays du nord au sud et sépare les eaux qui rejoignent l'Atlantique de celles qui gagnent la Méditerranée. Le mont Heha culmine à 2 684 mètres et constitue le point le plus élevé du territoire. À l'ouest, la plaine de l'Imbo descend jusqu'à environ 775 mètres au bord du lac Tanganyika, altitude minimale du pays.

Lac Tanganyika et réseaux fluviaux

Le lac Tanganyika borde le pays sur sa façade occidentale et compte parmi les lacs les plus profonds du monde. La Rusizi marque une partie de la frontière avec la République démocratique du Congo, tandis que la Malagarazi s'écoule vers la Tanzanie. Au nord-est, les lacs Cohoha et Rweru complètent ce réseau. Ces eaux jouent un rôle majeur pour la pêche, l'irrigation et la production hydroélectrique.

Source méridionale du Nil

La Ruvubu, principale rivière intérieure, rejoint la Kagera puis le lac Victoria et alimente ainsi le bassin du Nil. Un de ses affluents, la Ruvyironza, prend naissance sur les hauteurs de Rutovu, dans le sud du pays. Cette résurgence est présentée depuis les explorations menées à l'époque coloniale comme la source la plus méridionale du Nil, et une pyramide commémorative y a été érigée.