Les armoiries de la République du Burundi constituent, avec le drapeau et l'hymne, l'un des trois symboles fondamentaux de l'État. Adoptées après la proclamation de la République, elles reposent sur un écu rouge, une tête de lion et trois lances, l'ensemble surmontant un listel qui porte la devise nationale.
L'écu, de forme classique, se présente de gueules, c'est-à-dire rouge, bordé d'un filet d'or. Il porte en son centre une tête de lion d'or posée de face. Trois lances traditionnelles africaines se croisent derrière l'écu et dépassent de part et d'autre. Un listel d'argent placé sous la composition reçoit la devise nationale rédigée en français.
Le lion renvoie à la force, au courage et à l'autorité souveraine. Ce choix rompt avec les armoiries royales en usage entre 1962 et 1966, qui mettaient en avant les attributs de la monarchie. L'adoption de l'emblème actuel, en 1966, accompagne le passage à la République.
Les trois lances rappellent les armes traditionnelles et la protection du territoire. Leur nombre fait écho aux trois étoiles du drapeau et donc à la devise. L'ensemble cherche un équilibre entre la référence aux traditions du Burundi ancien et l'affirmation d'un État républicain.
La formule Unité, Travail, Progrès figure sur le listel des armoiries ainsi que sur de nombreux documents officiels. Elle résume le programme politique affiché lors de l'accession à l'indépendance, dans un pays où la question de la cohésion entre les composantes de la population reste centrale.
Le karyenda, tambour sacré du royaume, conserve une valeur symbolique forte bien qu'il ait quitté le drapeau en 1966. Le tambour burundais, inscrit par l'Unesco sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité en 2014, joue aujourd'hui ce rôle de signe identitaire. Le sceau de l'État reprend pour sa part les éléments des armoiries.