Drapeau officiel du Burundi

Le drapeau du Burundi figure parmi les emblèmes africains les plus reconnaissables par sa composition en sautoir. Adopté sous sa forme actuelle après la proclamation de la République, il associe le rouge, le blanc et le vert autour d'un disque central orné de trois étoiles. Chacun de ses éléments renvoie à un aspect de l'histoire nationale et de la devise du pays.

Composition du pavillon

Un sautoir blanc, c'est-à-dire une croix diagonale, partage le drapeau en quatre triangles. Les triangles supérieur et inférieur sont rouges, les deux triangles latéraux sont verts. Au centre, un disque blanc porte trois étoiles rouges à six branches, cernées d'un liseré vert et disposées en triangle. Les proportions officielles s'établissent à trois unités de hauteur pour cinq de longueur depuis la révision de 1982.

Symbolique des couleurs

Le rouge évoque les souffrances endurées et la lutte pour l'indépendance, le blanc renvoie à la paix et le vert exprime l'espérance ainsi que la richesse agricole du pays. Cette lecture figure dans les présentations officielles des symboles nationaux et se retrouve dans les manuels scolaires burundais.

Trois étoiles et devise nationale

Les trois étoiles reprennent les termes de la devise nationale, Unité, Travail, Progrès. Elles sont également interprétées comme la représentation des trois composantes de la population burundaise, les Hutu, les Tutsi et les Twa. Cette double lecture inscrit le drapeau dans le projet d'unité nationale affirmé après la fin de la monarchie.

Transformations successives

Le premier drapeau, hissé lors de l'indépendance de 1962, portait au centre le karyenda, tambour sacré associé à la royauté, accompagné d'un plant de sorgho. L'abolition de la monarchie en 1966 a conduit à la suppression du tambour. Le 28 juin 1967, le sorgho a disparu à son tour et les trois étoiles ont pris place sur le disque central. Une dernière modification, en 1982, a ajusté les proportions du pavillon.

Usages et protection

Le drapeau flotte sur les bâtiments publics, les représentations diplomatiques et les établissements scolaires, où son lever accompagne les cérémonies hebdomadaires. La législation burundaise encadre ses conditions d'emploi et sanctionne les atteintes qui lui sont portées.