La diplomatie burundaise s'organise autour de trois cercles, l'intégration régionale en Afrique de l'Est, la gestion de voisinages difficiles avec le Rwanda et la République démocratique du Congo, et la reconstruction des relations avec les bailleurs occidentaux après la crise ouverte en 2015.
Le Burundi a rejoint la Communauté d'Afrique de l'Est en 2007, en même temps que le Rwanda. Il participe à l'union douanière et au marché commun, ce qui oriente une part croissante de son commerce vers la Tanzanie, le Kenya et l'Ouganda. L'adhésion de la République démocratique du Congo en 2022 a élargi cet ensemble. Le pays a également adhéré à la zone de libre-échange continentale africaine.
Les relations avec Kigali alternent depuis 2015 entre rupture et tentatives de normalisation. La frontière commune a été fermée à plusieurs reprises, notamment au début de 2024, les autorités burundaises accusant leur voisin de soutenir le mouvement rebelle Red Tabara, ce que le Rwanda dément. Les échanges commerciaux officiels demeurent réduits au regard de la proximité géographique.
Des troupes burundaises sont déployées dans l'est de la République démocratique du Congo depuis 2021, d'abord dans un cadre bilatéral, puis aux côtés des forces congolaises face au Mouvement du 23 mars. L'offensive de ce dernier au Sud-Kivu en 2025 a directement affecté la frontière de Gatumba et provoqué des redéploiements, documentés par les médias burundais en exil. Le Burundi participe par ailleurs aux opérations de maintien de la paix en Somalie.
L'Union européenne avait suspendu son appui budgétaire direct en 2016 au titre de l'article 96 de l'accord de Cotonou. Ces mesures ont été levées en février 2022, ouvrant la voie à la reprise de la coopération financière. Les États-Unis avaient de leur côté exclu le pays de leur régime commercial préférentiel African Growth and Opportunity Act, avant de l'y réintégrer à compter de 2024.
La Chine finance des infrastructures publiques, dont le palais présidentiel et des équipements sportifs, et figure parmi les premiers fournisseurs du pays. La Russie, la Turquie et les monarchies du Golfe développent des coopérations ciblées dans la sécurité, l'aviation et les mines. Ces partenariats offrent à Gitega des marges de manœuvre face aux conditionnalités des bailleurs traditionnels.