L'économie burundaise repose sur un socle agricole large et sur quelques filières d'exportation étroites. Les ressources minières, l'énergie hydroélectrique et les télécommunications constituent les principaux relais de croissance identifiés par les pouvoirs publics.
Le café arabica, cultivé sur les hautes terres du nord et du centre, demeure la première exportation agricole. Les recettes du café marchand sont passées de 78,9 milliards de francs burundais en 2024 à 230,2 milliards en 2025, selon les données de la Banque de la République du Burundi relayées par Iwacu. Le thé, produit dans les zones les plus humides, complète ce duo, avec une transformation assurée par un office public et par quelques opérateurs privés.
Le haricot, le manioc, la banane, la patate douce et le maïs assurent l'alimentation des ménages ruraux sur des exploitations souvent inférieures à un demi-hectare. L'élevage bovin conserve une forte valeur sociale et fournit fumure et lait, tandis que les petits ruminants et la volaille se développent. Les rendements restent contraints par la pression foncière et par l'accès limité aux intrants.
L'or non monétaire est devenu le premier poste d'exportation en valeur, avec 408,9 milliards de francs burundais en 2025 contre 93,2 milliards l'année précédente. Le gisement de nickel de Musongati compte parmi les plus importants réservoirs mondiaux non exploités. Le projet de terres rares de Gakara reste à l'arrêt depuis la suspension des activités des sociétés minières étrangères décidée en 2021 et fait l'objet d'un contentieux entre l'État et son ancien opérateur.
Le lac fournit une part appréciable des protéines animales consommées dans le pays, avec le ndagala, le mukeke et le sangala. La pêche artisanale mobilise des milliers de familles sur la rive burundaise, de Bujumbura à Nyanza-Lac. La surexploitation et la variation du niveau du lac pèsent sur les captures.
La capacité installée est passée d'environ 47 mégawatts en 2020 à 166 mégawatts en 2025 selon les chiffres cités par l'Agence Ecofin, grâce notamment aux aménagements de Jiji et Mulembwe et à la centrale régionale de Rusumo. Le taux d'accès à l'électricité restait pourtant proche de 12 % en 2023 d'après la Banque mondiale, ce qui traduit un retard des réseaux de distribution.
La vannerie, la poterie et le travail du bois alimentent un artisanat tourné vers le marché intérieur et la diaspora. La pénétration de la téléphonie mobile avoisinait 64 % en 2024 selon l'autorité de régulation, l'accès à internet restant plus limité.