Les exportations burundaises restent concentrées sur quelques produits primaires et couvrent une part réduite des importations. L'appartenance à la Communauté d'Afrique de l'Est et l'usage des corridors terrestres vers l'océan Indien déterminent en grande partie les conditions du commerce extérieur.
Les recettes d'exportation ont atteint 985,8 milliards de francs burundais en 2025, contre 506,1 milliards en 2024, selon les données de la banque centrale reprises par Iwacu. Les importations, de 3 538 milliards de francs, restent près de 4 fois supérieures, portant le taux de couverture à 27,8 % après 16,3 % l'année précédente.
Le café marchand a représenté 230,2 milliards de francs burundais de recettes en 2025. La filière, longtemps organisée autour d'un office public, associe aujourd'hui des coopératives de producteurs et des stations de lavage privées. Le thé constitue la seconde culture d'exportation, avec des ventes régulières vers les marchés d'enchères d'Afrique de l'Est.
L'or non monétaire a fourni 408,9 milliards de francs burundais en 2025, soit le premier poste d'exportation. Une part de ces flux provient d'une production artisanale dont la traçabilité fait l'objet d'interrogations dans la région des Grands Lacs. Les autorités ont resserré le contrôle des comptoirs et confié la commercialisation à des circuits agréés.
Les Émirats arabes unis figurent au premier rang des destinations, en lien avec les ventes d'or, devant des acheteurs européens de café. Du côté des importations, la Chine, l'Inde, l'Arabie saoudite et les voisins de la Communauté d'Afrique de l'Est fournissent les carburants, les biens d'équipement et les produits manufacturés.
Le Burundi appartient à la Communauté d'Afrique de l'Est depuis 2007 et participe à son union douanière ainsi qu'à son marché commun. Il est également membre du Marché commun de l'Afrique orientale et australe et partie à la zone de libre-échange continentale africaine. Ces cadres réduisent les droits applicables aux échanges régionaux sans supprimer les barrières non tarifaires.
Le corridor central relie Bujumbura au port de Dar es Salaam par la route, avec une variante lacustre vers Kigoma. Le corridor nord passe par l'Ouganda et le Kenya jusqu'à Mombasa. Un projet ferroviaire à écartement standard associant la Tanzanie, le Burundi et la République démocratique du Congo vise à réduire ces coûts. L'absence de littoral allonge les délais et renchérit fortement le fret.