Le Burundi figure parmi les économies les plus pauvres du monde, avec un produit intérieur brut par habitant estimé à 355 dollars pour 2024 par la Direction générale du Trésor française. L'agriculture vivrière occupe la majorité de la population active, tandis que les recettes en devises reposent sur un nombre très réduit de produits.
Le produit intérieur brut s'établissait à 4,7 milliards de dollars en 2024. Les services représentaient alors environ 45 % de la valeur ajoutée, l'agriculture 36 % et l'industrie 19 %, selon la même source. La Banque mondiale retient une répartition proche et rappelle que 85 % des habitants dépendent du secteur agricole.
La croissance a atteint 3,5 % en 2024, après 2,7 % en 2023. La Banque mondiale l'évalue à 4 % pour 2025. Ce rythme reste faible au regard de l'augmentation de la population, ce qui limite la progression du revenu par habitant. Le Fonds monétaire international a relevé une accélération de l'activité à l'issue de sa mission au titre de l'article IV.
Les prix ont augmenté de 20,2 % en 2024 après 27,1 % en 2023. La hausse s'est accentuée ensuite, la Direction générale du Trésor mentionnant 45,5 % en avril 2025 et une moyenne annuelle projetée à 39,1 %, tandis que la Banque mondiale retient 34 % pour l'ensemble de l'année avec un reflux en fin de période. Les produits alimentaires et les carburants portent l'essentiel de cette dynamique.
Les réserves de change couvraient environ 1,4 mois d'importations en 2024. Cette rareté nourrit un marché parallèle du dollar et provoque des files d'attente récurrentes dans les stations-service, les achats de produits pétroliers dépendant des allocations de la banque centrale. Le taux de couverture des importations par les exportations atteignait 27,8 % en 2025 selon les statistiques de la Banque de la République du Burundi reprises par Iwacu.
Le déficit budgétaire s'est établi à 4,9 % du produit intérieur brut en 2024, avec une projection de 7,2 % pour 2025. La dette publique représentait 52 % de la richesse nationale en 2024. Les transferts de la diaspora équivalaient à 4,3 % du produit intérieur brut et l'aide extérieure demeure un pilier du financement des investissements publics.